L’Apaj-Zebu sur tous les fronts

L’Apaj-Zebu sur tous les fronts

L’Apaj-Zebu sur tous les fronts de la prévention

routière

Sécurité routière

Fidèle au poste, l’association Apaj-Zebu multiplie les initiatives pour œuvrer en faveur de la prévention routière. Mais une bonne partie de son énergie est consacrée à la recherche de financements pour persévérer.

L’équipe de l’Association pour la prévention des accidents chez les jeunes, l’Apaj-Zebu, forte d’une quinzaine de bénévoles rassemblés autour de Jean-François Castilla, son président depuis 2011, est sur tous les fronts de la prévention routière : interventions dans les écoles, collèges, centres de formation, ou auprès des personnes âgées, stages de récupération de points, tests psychotechniques ou permanence les vendredi et samedi soir, pour raccompagner chez eux, en toute sécurité, les conducteurs alcoolisés qui se manifestent. Pleins de bonne volonté, ils font malheureusement face à un contexte général morose pour les associations, dont les subventions ne cessent de baisser. Et l’Apaj-Zebu ne fait pas exception à la règle. «Financièrement, d’ici deux à trois ans, l’association pourrait être en danger», s’inquiète Jean-François Castilla.

Pourtant, l’association n’a eu de cesse de se diversifier et d’essayer de développer ses ressources propres, pour ne pas dépendre des subventions. Retour aux origines. En 1993, une grande vague de tués sur la route frappe la France. Des professionnels de la sécurité routière, du milieu médical et les autorités se réunissent et créent en réaction l’Apaj, qui commence à effectuer des interventions dans les établissements scolaires. Deux ans plus tard, les tués sur la route entre Albi et Castres, entre autres, font les gros titres toutes les semaines. Ils lancent alors Zebu, qui propose un raccompagnement à domicile. Encore aujourd’hui, l’association castraise est la seule à proposer ce service en France. L’année dernière, ce sont ainsi 200 personnes qui ont évité de prendre le risque de conduire alors qu’ils étaient alcoolisés. Et peut-être autant d’accidents évités. Ce nouveau service a un coût : la voiture, le carburant, l’assurance… Dans les années 2000, la présidente d’alors, qui était dans le milieu des auto-écoles, obtient l’agrément pour proposer des stages de récupération de points. Cela rapporte un peu d’argent. «Aujourd’hui, ces stages ne sont plus rentables, avec l’ouv erture à la concurrence qui a eu lieu il y a trois ou quatre ans. Beaucoup d’entreprises bradent les prix, mais elles n’ont pas les locaux adaptés, ou alors c’est le directeur de centre qui mène le stage alors qu’il y a normalement l’obligation d’avoir deux formateurs qui ont leur brevet d’aptitude à la formation des moniteurs ainsi qu’un psychologue agréé… Cela nous coûte 2000€ d’en organiser un, et nous vendons le stage à 180€… Mais nous y tenons, pour le lien social. En plus, nous proposons des facilités de paiement.»

Mais Jean-François ne s’étend pas sur ces difficultés. Ce qui l’intéresse, c’est l’avenir. «Nos stages ne se remplissent pas assez car les gens ne nous connaissent pas», regrette-t-il. Alors pour la rentrée, l’objectif sera de continuer à occuper le terrain, avec la création d’une nouvelle plaquette et la refonte intégrale du site Internet. «Il a été fait il y a quatre ou cinq ans et n’est plus adapté pour les mobiles», justifie Jean-François. Depuis 2016, l’association est aussi agréée pour les tests psychotechniques, qui s’adressent aux personnes dont le permis a été suspendu pour une durée supérieure à six mois, ou invalidé. Continuer à développer les activités existantes, mais aussi les pérenniser grâce à de n nouveaux sponsors, comme la société de transports Cabrol, installée à Mazamet, voilà l’objectif du président. Jean-François a dans l’idée d’acheter un barnum pour les différentes manifestations auxquels l’association participe, ce sera l’occasion de leur faire de la publicité gratuite.


Un service civique

L’association emploie depuis deux ans un service civique, afin d’informer les conducteurs de deux-roues des nouvelles réglementations. C’est Cassandre Buonacore qui occupe actuellement ce poste, jusqu’à septembre. Ensuite, les candidatures seront ouvertes pour prendre sa suite. «J’explique le port obligatoire des gants homologués à la sortie des collèges car beaucoup de jeunes ne le savent pas… Je distribue aussi des gilets jaunes obligatoires, et la nouvelle réglementation sur les plaques d’immatriculation. J’essaie d’expliquer à qu’à tous les âges, on est responsables sur la route», développe Cassandre.

Maison des associations

Place du 1er mai


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jfrancois



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